Maupassant et la musique, par Jeannine Vieuxtemps, pianiste

Habitant la Maison de Guy de Maupassant, la Guillette à Etretat, l’enthousiasme d’Olivier Fribourg qui est venu me rendre visite avant de publier son ouvrage « Maupassant le clandestin », m’a donné le goût d’approfondir l’œuvre de Guy de Maupassant en particulier dans ses rapports avec la musique. Pour Fribourg, s’il y a un fantôme de Maupassant, il se trouve à la Guillette. J’espère que celui-ci m’aura bien inspiré.

Guy de Maupassant a écrit sur la musique dans ses lettres, dans les chroniques, plus dans ses contes et nouvelles, dans ses romans et dans son ouvrage « la vie errante ».

Dans ses écrits se mélangent la fiction, le point de vue personnel et l’observation de ses contemporains. « est-ce une folie d’être extrèmement sensible à la musique ? dans sa nouvelle : « un fou » , il fait dire à son héros Jacques Parent : « Tout est mystère. Nous ne communiquons avec les choses que par nos misérables sens, incomplets, infimes, si faibles qu’ils ont à peine la puissance de constater ce qui nous entoure. Tout est mystère. Songe à la musique, cet art divin, cet art qui bouleverse l’âme, l’emporte, la grise, l’affole, qu’est-ce donc ? Rien. »

« Tu ne me comprends pas ? Ecoute. Deux corps se heurtent. L’air vibre. Ces vibrations sont plus ou moins nombreuses, plus ou moins rapides, plus ou moins fortes, selon la nature du choc ? Or, nous avons dans l’oreille une petite peau qui reçoit ces vibrations de l’air et les transmet au cerveau sous forme de son. Imagine qu’un verre d’eau se change en vin dans ta bouche. Le tympan accomplit cette incroyable métamorphose, ce surprenant miracle de changer le mouvement en son. Voilà. »

« La musique, cet art complexe et mystérieux, précis comme l’algèbre et vague comme un rêve, cet art fait de mathématiques et de brise, ne vient donc que de la propriété étrange d’une petite peau. Elle n’existerait point cette peau, que le son non plus n’existerait pas, puisque par lui-même il n’est qu’une vibration. Sans l’oreille, devinerait-on la musique ? Non. Eh bien ! Nous sommes entourés de choses que nous ne soupçonnerons jamais, parce que les organes nous manquent qui nous les révéleraient. »

Guy de Maupassant a été au cœur de la vie musicale en France. Invité aux premières de l’Opéra, fréquentant les salons, très sensible dans ses voyages aux musiques typiques des pays qu’il traversait. Il y décrit les musiques qu’il entend. A l’extérieur, musique de plein air où tous les sens peuvent être mélés .Les descriptions de la musique en espace clos comportent plus de psychologie. Souvent un personnage de femme y est mélé, et à ce moment apparaît une des préoccupations de Guy de Maupassant ; la pratique de l’art est elle compatible avec l’amour ?

Guy de Maupassant était également un fin critique :

Il devait avoir une voix musicale qui contribuait à son charme car son physique n’était pas vraiment celui d’un Don Juan.

Son écriture elle-même est musicale. Beaucoup de répétition (comme un thème qui revient) des assonances, des alitérations, des rimes intérieures. .

Néanmoins c’est un lieu commun de dire que Guy de Maupassant n’aimait pas la musique. Il avait un très bon ami compositeur Albert Cahen d’Anvers avec qui il avait été sur le point de collaborer pour un drame lyrique. Cela ne s’est pas fait et Guy de Maupassant a écrit à ce sujet une lettre à Cahen d’Anvers que celui ci a refusé de publier.

Pour Cahen d’Anvers l’art musical était totalement étranger à Guy de Maupassant, tout au plus était il sensible au rythme du tambour et du clairon scandant la marche du régiment. Mais Cahen d’Anvers était un mauvais compositeur peu apprécié de ses collègues. Debussy, au moment du décès de Cahen d’Anvers aurait dit : « Ces histoires sont mélancoliques et font voir combien la musique est une personne cruelle à ceux qui l’ont le mieux aimée. » Mais c’était un homme riche, très généreux et fidèle en amitié. Il est le seul a avoir rendu visite à Guy de Maupassant quand il était interné dans la maison de santé du Docteur Blanche.

L’initiation de Guy de Maupassant à la musique a dû se faire dans son enfance. Quand il a 6 ans, sa mère Laure, séparée de son mari, vient s’installer à Etretat où elle s’ennuyait un peu. Son grand plaisir était les séances musicales du jeudi où elle jouait entre autre avec 2 musiciens dont la cantatrice Dorus, une transcription de la symphonie pastorale de Beethoven. Les répétitions devaient se faire chez elle et cela a dû laisser des traces au jeune Guy.

Par la suite à Etretat, Guy de Maupassant a connu Offenbach. Il a décrit les sculptures murales ornant les murs de sa maison et représentant des scènes d’opéra. Il s’est occupé de l’organisation d’un concert en réunissant des fonds pour la réfection de l’orgue de l’église romane.

Guy de Maupassant admirait le talent de pianiste et de compositeur du fils d’Offenbach qui participait ainsi que le chanteur Fauré à ce concert.

Néanmoins Guy de Maupassant était jaloux des musiciens. Il a dû l’être d’Offenbach car celui-ci en 1876 était invité en Amérique pour 1.000 dollars par soirée, se déplaçant avec un orchestre de cent musiciens, un médecin et un secrétaire personnel et il était défrayé de tout.

Quelques passages intéressants concernant la musique se trouvent dans les romans de Guy de Maupassant. Dans « Bel Ami », que Guy de Maupassant à écrit à la Guillette, Georges Duroy est un arriviste introduit par le journaliste Forestire dans le monde des affaires. Celui-ci rêve d’un jardin, ouvert la nuit où l’on écouterait de la bonne musique, en se promenant, en rencontrant de jolies femmes. Guy de Maupassant a dû penser à Philippe Musard, musicien qui avait organisé cela aux Champs Elysées.

Dans Mont Oriol, Enval est une petite ville d’eau. Le Maestro Saint Landri, compositeur et chef d’orchestre de quatre musiciens, est décrit avec humour et ironie par Guy de Maupassant qui a dû penser à Cahen d’Anvers en le décrivant . Mais cette description est également contradictoire.

Les propos tenus par Saint Landri sont à la fois ceux d’un compositeur prétentieux et d’un professionnel méprisant pour les amateurs.

Pour l’ironie, le jeu de l’orchestre est comparé à un orgue de barbarie, usé, possessif, malade.

Pour le compositeur prétentieux, qui avait pu faire jouer en public un petit acte de lui, il traitait de haut Massenet Reyer et Gounod.

Pour le professionnel méprisant, je cite Saint Landri : « Quand un bourgeois me parle de musique, j’ai envie de le tuer. Quand c’est à l’opéra, je lui pose la question : êtes vous capable de me dire si le 3ème violon a fait une fausse note à l’ouverture du 3ème acte ? Non. Alors taisez vous, vous n’avez pas d’oreille. Bonsoir. »

Pour les harmonies modernes je cite encore Saint Landri mais ce n’est plus Cahen d’Anvers qui semble parler, mais Guy de Maupassant : « certains accords m’affolent, me font entrer dans toute la chair un flot de bonheur inexprimable. J’ai aujourd’hui l’oreille tellement exercée, tellement faite, tellement mûre que je finis par aimer certains accords faux, comme un amateur arrive à dépravation.

Guy de Maupassant a écrit pour son compte presque le même texte dans les chroniques : « Je commence à être un corrompu qui cherche des sensations extrèmes d’ouïe. Certaines fausses notes, quelles délices, quelles délices perverses et profondes. » Il était très en avance sur son temps car à notre époque, les dissonances sont appréciées par tout le monde.

Maupassant allait tous les ans aux eaux où la donneuse d’eau Joséphine Litzman prétend avoir eu 3 enfants de lui.

Les petits enfants de Joséphine ont écrit qu’un piano à queue était arrivé chez leur grand-mère au moment du décès de Guy de Maupassant. C’est assez étrange car dans son testament il a pratiquement tout légué à sa nièce Simone. La musique jouée à Chatelguyon par des gens de talents et passionnés était appréciée de Guy Maupassant qui déplorait que le talent n’attire pas plus d’amateurs.

La préface de Pierre et Jean est intéressante musicalement car il s’agit de la querelle entre les réalistes et les naturalistes au sujet du roman, mais cela peut se rapprocher de la querelle en musique entre les mélodistes et les harmonistes. Les conseils donnés par Flaubert à Guy de Maupassant peuvent s’adapter aux musiciens : « Si on a une originalité, il faut avant tout la dégager, si on en a pas il faut en acquérir une – le talent est une longue patiente. »

Pour Guy de Maupassant, le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable. Tout est illusion et l’artiste se doit de reproduire cette illusion.

Le roman « Fort comme la mort » est très intéressant car il démontre bien que la musique est l’art du temps, et quand la musique et l’affectif sont liés, le rôle que joue la mémoire.

Trois personnages principaux sont décrits dans ce roman. Ils ont peut être eu comme modèle, Tourguenieff, grand ami de Guy de Maupassant, amoureux de Pauline Viardot, chanteuse, pianiste, compositeur et de sa fille. Tourguenieff s’était fait construire une Datcha à Bougival dans le même parc que le château des Viardot. Il était amoureux des deux femmes. Dans le roman, Olivier Bertin, peintre raté, en est le héros principal. Il adorait la musique qui le faisait rêver. Les deux personnages féminins sont Any de Guilleroy qui fût la maîtresse de Bertin des années auparavant et sa fille Anette, fiancée au marquis de Farandal. L’action se passe dans 3 lieux clos : un cercle, le salon d’Any de Guilleroy et l’Opéra. Olivier Bertin est amoureux d’Anette qui ressemble trait pour trait à sa mère. En les voyant toutes les deux, il prend conscience de son vieillissement. Au cercle, en écoutant une symphonie de Haydn, il se revoit au bois avec Any jeune et Anette dans un berceau, première association de la mémoire musicale avec l’affect.

Chez Any, Anette joue au piano une symphonie champêtre de Méhul. Cette symphonie n’existe pas, Méhul était plus connu pour ses chants patriotiques. Mais il a écrit quelques pièces pour piano d’allures pastorales. Cela semble être très apaisant pour Bertin et peut-être y avait-il chez Maupassant le souvenir inconscient de la symphonie pastorale de Beethoven….

Ensuite, Any se met au piano et joue un lied religieux de Schubert avec une note répétitive qui sonne comme un glas, le glas de l’amour perdu.

Pendant cette audition Bertin ne pense qu’à Anette, il n’entend pas la musique. Any rejoue le morceau une seconde fois et Bertin peut jouir à la fois de son amour et de la beauté de l’œuvre. Le souvenir est très important pour l’appréciation d’une œuvre.

A l’opéra où ils sont allés à une représentation de Faust de Gounod, ce qui prédomine, c’est la jalousie de Bertin quand il voit l’admiration que porte Anette au chanteur célèbre. Bertin ressent la plupart des scènes comme du cabotinage, sauf dans les scènes champêtres (toujours).

Dans sa vie mondaine, Maupassant était souvent invité à l’Opéra aux premières en général. Il a fait des remarques très pertinentes sur les publics snobs qui n’admettent pas les nouveautés aux premières représentations, par exemple pour des œuvres comme Carmen ou Faust qui n’ont été appréciés à leur juste valeur que plus tard. Dans ses chroniques, il a déclaré qu’il fallait détruire l’Opéra. Mais c’était parce qu’il détestait les décors en carton pate, les vêtements ridicules, les sentiments grandiloquents, les gestes grotesques et la foule en admiration.

Il déclare : « Je veux de la musique toute simple où la voix humaine ne serait qu’un instrument ». Maupassant a beaucoup critiqué le ballet la Korrigane, de Widor qui eu un énorme succès et il a évoqué à ce sujet sa nostalgie de la Bretagne dont les mystères les fées et les enchanteurs le touchaient énormèment.

On peut comprendre Maupassant dans son rejet de l’opéra car celui ci ne fonctionne pas bien. Un critique du Figaro de l’époque le décrit : dans une représentation, un chanteur aphone n’a pas été remplacé. On a supprimé un quator. Le rideau d’avant scène s’est mis à descendre au milieu d’un acte et le représentation s’est achevée dans une sorte de tumulte.

Maupassant fréquentait les salons mondains. A l’époque, les trois principaux étaient tenus par Madame Strauss, fille d’Haliry, veuve de Georges Bizet, Marie Kahn, belle sœur de Cahen d’Anvers et la comtesse Potocka.

Maupassant était plus ou moins amoureux de Madame Strauss. Il s’est beaucoup posé de questions sur ces dames. Il prétendait qu’elles n’étaient pas sensibles à la musique mais uniquement aux musiciens. Je le cite : « elles se mettraient à genoux devant un compositeur de renom. Les musiciens ont beaucoup plus de prestige à leurs yeux que les écrivains ».

Ces salons étaient le plus souvent à jour fixe et l’on y entendait de la musique, souvent des extraits d’opéras. On y buvait un doigt de porto.

Maupassant raconte qu’un jour, Massenet chantait un air d’opéra. Pour détourner l’attention des femmes qui se pamaient d’aise, il fit sonner des pièces de monnaie dans une soucoupe. Dans le roman notre coeur , la jeune veuve Michèle de Burne tient salon/. Elle est assez farouche. Font partie de ce salon, Massivel, compositeur assez médiocre, André Mariolle, violoniste au nom prédestiné, doué mais peu travailleur et quelques autres artistes dont la marquise de Bratiane, belle italienne, excellente chanteuse, ainsi que Gaston Lamothe, écrivain et fin psychologue.

La marquise chante un extrait de Didon de Massival. Son chant y est décrit comme une plainte d’angoisse interminable et déchirante, avec un cri sorti de la chair par une voix chaude et vibrante qui fait dire à Lamothe : « quelle est belle cette femme en ce moment ». Tout en ajoutant : « Il n’y a peut être qu’un mirage à la musique car rien n’existe que l’illusion. Mais quel art…..

Mariolle quand à lui, délaisse son violon pour tenter de séduire Michèle de Burne. Pour lui, les 2 activités sont incompatibles, malheureusement il échouera dans les deux.

Lassé des salons parisiens, Maupassant prend le large, voyage. Il lit à ce moment les lettres intimes de Berlioz, le plus écrivain des musiciens avec qui il est parfaitement d’accord. Berlioz écrit : « Je vis depuis mon retour d’Italie au milieu du monde le plus prosaïque, le plus desséchant. Malgré mes supplications de n’en rien faire, on s’obstine à me parler sans cesse musique, art, haute poésie. Ces gens là emploient ces termes avec le plus grand sang froid. On dirait qu’ils parlent vice, femmes, émeutes ou autres cochonneries.

Commentant cette lettre, Maupassant surenchéri dans une chronique : « Il est insuportable d’écouter les messieurs corrects et les femmes en visite ouvrir leur robinet à banalités sur les seules choses grandes et belles qui soient. Dans la même chronique, il ne donne qu’à Saint Saêns la compétence et l’autorisation de parler musique.

Dans « La vie errante », Maupassant raconte ses voyages au Maghreb et en Italie.

A Alger, dans une maison close, il appréciait les chants des jeunes filles accompagnés par des Darbonkas, guitares, tambours et flûtes aigues.

En Tunisie à El Menzel il a décrit des chants d’oiseaux du lac Triton comme un poème musical.

Il y a une ressemblance entre le compositeur Français Olivier Messian et Maupassant. Messian retranscrivait des chants d’oiseaux qu’il allait capter dans les bois à cinq heures du matin avec des instruments de musique classique et comme Maupassant il voyait des couleurs en entendant les sons.

En Italie, il appréciait les petits orchestres qui valaient bien les grands orchestre français. Il aimait aller à l’opéra car le public était doué d’une oreille délicate et sensible, aimait à la folie la musique, applaudissait ou sifflait avec enthousiasme.

En Sicile, il aimait entendre fredonner dans les rues Carmen. Il était allé en Sicile à l’hôtel des palmes où Wagner a terminé Parsifal. Il devait bien connaître son œuvre car il parle de l’illustre maître, musicien génial, malgré son caractère intolérable et son invraisemblable orgueil.

Une association d’idée s’est faite chez Maupassant entre sons et parfums en sentant l’odeur d’essence de roses dont Wagner imprégnait son linge et qui était restée captive dans une armoire…

Il aimait aussi entendre de la musique de son bâteau, toujours avec une association de parfums, de brise. Cette faculté était probablement amplifiée par la prise d’éther et d’opium.

Mais surtout dans « la vie errante », Maupassant s’est exprimé de façon magistrale sur ses sensations, sa fascination pour cette jouissance artistique et en même temps sa peur de l’hallucination, sa peur de devenir fou.

Il faut revenir en France pour atteindre le paroxysme de ces sensations. Elles se trouvent dans « La petite Roque » où le maire d’un village, violeur, assassin d’une petite fille, revient en tant que maire pour la reconstitution du crime. Il pose ses doigts sur ceux de la petite morte comme si c’étaient des touches de piano.

Ici, le meurtre est associé à la musique. Mais en musique tous les fantasmes sont permis. Certaines personnes identifient les touches de piano à des dents qui mordent, les pianos à des cercueils.

Je terminerai cet exposé dans « La vie errante » et par un point d’interrogation ? Ces sensations violentes rendent elles fou ou génial et par cet exposé de Maupassant dans « la vie errante » il écrit : « Sont ils plus heureux, plus malheureux ceux qui reçoivent leurs sensations par toute la surface de leur chair que par les yeux, leur bouche, leur odorat où leurs oreilles ?. »

C’est une facilité rare et redoutable, peut être que cette excitabilité nerveuse et maladive de l’épiderme et de tous les organes qui fait une émotion des moindres impressions physiques et qui suivant les températures de la brise, les senteurs du sol et la couleur du jours impose des souffrances, des tristesses et des joies.

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« La Guillette » : le rêve de Maupassant

A Etretat, sur la route de Criquetot, on dirait une sorte de chalet. Cette propriété, construite avec les droits d’auteur de « La Maison Tellier » est le rêve normand de Guy de Maupassant.

Il s’y aménage un décor des plus déroutants, y installe les bibelots les plus divers et y mène la vie la plus fantasque, faisant hurler les belles âmes parisiennes. Qu’importe ! Guy de Maupassant est ici chez lui et il est heureux. Il s’entoure d’amis et d’animaux, loge son valet de chambre François Tassart dans la « caloge » appelée « Deux amis » qui est un bateau de pêche construit en 1872 et transformé en caloge en 1882 et qui est une barque recouverte d’un toit d’ardoises, plantée dans le jardin de la guillette et transformée en maisonnette parfaitement inconfortable malgrè l’installation faite par François Tassart du « tout à l’égoût »

Dès 1883 et jusqu’en 1889, chaque année, Guy de Maupassant se plait à y donner des fêtes. Au 15 août en particulier, Guy de Maupassant, grand amateur de feux d’artifices, ne manque pas d’en allumer un pour divertir ses hôtes.

Guy de Maupassant aime le séjour d’Etretat, à cause de ses souvenirs d’enfance d’abord, et aussi, prétend-il, parce que l’air vivifiant de la mer lui facilite le travail. C’est à la Guillette qu’il compose bon nombre de ses nouvelles. Il goûte une telle joie d’avoir édifié la Guillette qu’il y passe la plus grande partie de l’année 1884. Les réceptions en 1885 se succèdent nombreuses à la Guillette, et Guy de Maupassant est presque continuellement occupé avec ses invités.

C’est durant son séjour en 1887 qu’il compose la première rédaction du « Horla » et commence la rédaction de Pierre et Jean.

La Guillette voit en 1889 se dérouler des fêtes splendides. La Guillette est le lieu de pèlerinage des belles dames de la côtes et même d’ailleurs. Des yachts viennent de Deauville qui mouillent en rade, entre la falaise d’Aval et la porte d’Amont, tandis qu’une Princesse et une marquise authentiques, descendent en canot, rendre visite à l’auteur de « Bel ami ».

La Guillette.com est le site de la Maison de Maupassant à Etretat réalisé par la propriétaire de la maison, actuellement en vente. Vous y trouverez un descriptif de la maison, des anecdotes historiques, ainsi que de nombreuses photos du lieu.

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